GUIDE · EXEMPLES RACHAT DE CRÉDIT

Exemple de rachat de crédit : 6 scénarios chiffrés pour comprendre mensualité, durée et coût total

Des exemples chiffrés pour voir ce que change réellement un regroupement : mensualité, durée, coût total, frais et trésorerie.

Les scénarios sont pédagogiques, pas des offres : la bonne méthode consiste à comparer la situation actuelle et la proposition à la même date.

Mis à jour le 24 septembre 2026 · Lecture approfondie
AArgentalis · Information financière
Exemple de rachat de crédit avec comparaison des mensualités
Guide Argentalis Un bon exemple compare mensualité, durée et coût total — jamais la mensualité seule.
Exemple25 000 € de capitaux et environ 747 € de mensualités peuvent devenir près de 390 € sur une durée plus longue dans notre scénario fictif.
LectureLa baisse de mensualité est un gain budgétaire ; elle n’est pas automatiquement une économie de coût.
CadreLe document réglementaire doit permettre d’évaluer le bilan économique et signaler un allongement de durée ou une hausse du coût total.
01 · EXEMPLE DIRECT

Un exemple simple de rachat de crédit : 25 000 € regroupés, une mensualité divisée presque par deux, mais un coût total plus élevé

Voici un exemple volontairement pédagogique. Un ménage a trois crédits à rembourser : 12 000 € de capital restant dû sur un prêt auto, 8 500 € sur un prêt personnel et 4 500 € sur un autre crédit. Les mensualités restantes sont d’environ 361 €, 209 € et 178 €, soit 747 € par mois au total.

Si les trois contrats sont conservés jusqu’à leur terme, les paiements restant à effectuer représentent environ 28 351 € dans cet exemple. Supposons maintenant qu’un regroupement refinance les 25 000 € de capitaux et intègre 1 000 € de frais dans le nouveau financement, soit 26 000 €. Avec un taux débiteur fictif de 6,8 % sur 84 mois, la mensualité mathématique est proche de 390 € et le total des mensualités atteint environ 32 749 €, hors assurance éventuelle.

Le budget mensuel est donc allégé d’environ 357 €, mais le montant total payé augmente dans ce scénario. C’est le mécanisme essentiel à comprendre : un rachat de crédit peut réduire fortement la mensualité tout en augmentant le coût restant à payer, notamment lorsque la durée est allongée ou que des frais sont financés.

Les taux utilisés ici sont fictifs et servent uniquement à expliquer le calcul. Une offre réelle doit être comparée avec son TAEG, son coût total, ses frais et ses conditions. Pour tester vos propres chiffres, utilisez aussi notre guide de simulation de rachat de crédit.

02 · COMMENT LIRE UN EXEMPLE

Un exemple de rachat de crédit n’a de sens que si l’on compare la même situation avant et après, à la même date

Le piège le plus fréquent consiste à comparer la mensualité actuelle avec la mensualité proposée sans reconstruire le reste. Pour qu’un exemple soit utile, il faut partir des capitaux restants dus aujourd’hui, des échéances restantes, des durées résiduelles, des taux et des coûts de remboursement anticipé éventuels.

La bonne comparaison oppose donc deux scénarios à partir d’une même date : continuer les crédits existants jusqu’à leur terme, ou les solder puis rembourser le nouveau crédit de regroupement. Cela permet de mesurer trois effets séparément : la baisse de mensualité, l’allongement ou la réduction de durée, et la variation du coût total.

Le Code de la consommation prévoit justement, pour les regroupements concernés, un document permettant d’évaluer le bilan économique de l’opération. L’article R. 314-20 demande notamment d’indiquer si le regroupement entraîne un allongement de la durée ou une augmentation du coût total du crédit. Un exemple sérieux doit raisonner de la même manière.

Si vous ne connaissez que vos anciennes mensualités mais pas les capitaux restants dus, le résultat sera approximatif. Le document contractuel ou le décompte de remboursement anticipé est beaucoup plus fiable qu’une estimation basée sur le montant emprunté à l’origine.

03 · EXEMPLE AVANT / APRÈS

Exemple avant/après : pourquoi 747 € de crédits peuvent devenir environ 390 € sans créer une “économie” de 357 €

Dans l’exemple précédent, le passage de 747 € à environ 390 € libère près de 357 € chaque mois. Cette différence est un gain de trésorerie mensuelle, pas nécessairement une économie financière. Une partie de la baisse vient du fait que le nouveau prêt est étalé sur 84 mois alors que plusieurs anciens crédits se seraient terminés beaucoup plus tôt.

Autrement dit, le ménage achète de la souplesse budgétaire en échange d’un remboursement plus long. Cela peut être pertinent si les 747 € rendent le budget trop tendu, mais la décision ne doit pas être présentée comme une réduction automatique du coût de la dette.

Pour lire correctement le résultat, notez séparément : mensualité avant, mensualité après, durée restante avant, durée après, somme totale restant à payer avant, somme totale à payer après. L’écart de mensualité répond à une question de budget ; l’écart de coût total répond à une question économique.

La DGCCRF a déjà attiré l’attention sur les publicités de regroupement qui mettent surtout en avant une mensualité réduite sans rendre suffisamment visible l’allongement de la durée ou le coût total. Un exemple utile doit donc montrer les deux faces de l’opération.

04 · TAUX ET TAEG

Dans un exemple, le taux débiteur sert à calculer la mensualité, mais le TAEG est plus pertinent pour comparer des offres réelles

Les calculs d’amortissement utilisent généralement un taux débiteur annuel. Pourtant, ce taux ne suffit pas pour comparer deux propositions réelles. Le TAEG intègre, selon les règles applicables, les coûts obligatoires nécessaires pour obtenir le crédit dans les conditions annoncées. Des frais de dossier, certains frais d’intermédiation ou une assurance exigée peuvent donc modifier le coût réel.

Dans notre premier exemple, nous avons volontairement calculé une mensualité à partir d’un taux débiteur fictif. Le résultat mathématique ne doit donc pas être confondu avec une offre commerciale complète. Une proposition réelle pourrait afficher la même mensualité mais un TAEG différent si les frais ou l’assurance ne sont pas les mêmes.

Pour comparer deux exemples, gardez les mêmes hypothèses : même montant refinancé, même durée et même périmètre de dettes. Ensuite seulement, comparez le TAEG et le montant total dû. Si l’un des scénarios ajoute 5 000 € de trésorerie alors que l’autre n’en ajoute pas, les mensualités ne répondent plus au même besoin.

Notre guide sur le taux d’un rachat de crédit détaille la différence entre taux nominal, TAEG, taux d’usure et coût total.

05 · FRAIS FINANCÉS

Exemple avec 1 500 € de frais : les intégrer au nouveau crédit réduit l’effort immédiat, mais ces frais génèrent ensuite des intérêts

Supposons que les capitaux à solder totalisent 30 000 € et que l’opération comporte 1 500 € de frais financés dans le nouveau prêt. Le capital du nouveau crédit devient alors 31 500 €. Cette différence de 1 500 € ne disparaît pas : elle est remboursée comme le reste du capital et produit des intérêts pendant la durée du nouveau contrat.

Si les frais sont payés comptant, le capital financé reste plus faible mais le ménage doit disposer de liquidités au départ. S’ils sont intégrés au financement, la mise de départ est plus légère mais le coût total augmente. C’est pourquoi deux offres affichant le même taux peuvent produire des coûts différents.

Les frais possibles dépendent du montage : frais de dossier, courtage, indemnités de remboursement anticipé, garantie, assurance ou, dans certains montages immobiliers, frais liés à une mainlevée. Ils ne sont pas tous présents dans toutes les opérations.

Pour reconstruire un exemple complet, commencez par lister chaque poste puis distinguez ce qui est payé immédiatement de ce qui est capitalisé. Notre guide sur les frais d’un rachat de crédit fournit cette méthode poste par poste.

06 · EXEMPLE CRÉDIT RENOUVELABLE

Exemple avec crédit renouvelable : il faut reprendre le capital réellement utilisé, pas le plafond théorique de la réserve

Imaginez une réserve renouvelable autorisée à hauteur de 10 000 €, mais utilisée seulement à hauteur de 4 200 €. Pour établir le montant à refinancer, le chiffre utile est d’abord le solde effectivement dû, pas le plafond encore disponible. Le prêteur demandera les informations permettant d’identifier la créance à solder.

Supposons qu’un ménage ait 4 200 € de renouvelable, 9 800 € de prêt personnel et 7 000 € de crédit auto, soit 21 000 € de capitaux à reprendre. Regrouper ces trois soldes peut donner une mensualité plus régulière, mais le coût du nouveau crédit dépendra du taux, de la durée et des frais.

Un point pratique est souvent oublié : rembourser le solde d’un crédit renouvelable ne signifie pas toujours que la réserve sera automatiquement clôturée. Selon la situation contractuelle, il faut vérifier la résiliation ou la suspension de la ligne afin d’éviter qu’une nouvelle utilisation ne recrée une seconde dette à côté du regroupement.

Pour ce cas spécifique, consultez notre guide sur le rachat de crédit renouvelable.

07 · EXEMPLE AVEC TRÉSORERIE

Exemple avec trésorerie : 30 000 € de dettes + 5 000 € de somme libre ne doivent pas être comparés à un rachat de 30 000 €

Un ménage souhaite refinancer 30 000 € de crédits et ajouter 5 000 € de trésorerie. Avant même les frais éventuels, le nouveau financement porte déjà sur 35 000 €. La mensualité et le coût total doivent donc être comparés à un scénario qui répond au même besoin.

Si l’offre avec trésorerie est comparée à une offre sans trésorerie, la différence de coût ne vient pas seulement du taux : elle vient aussi des 5 000 € supplémentaires empruntés. Pour mesurer l’intérêt du rachat lui-même, il est utile de demander deux simulations, l’une sans trésorerie et l’autre avec la somme complémentaire.

Une trésorerie peut avoir un usage libre dans certains montages, mais elle reste du capital emprunté. Elle augmente le montant financé, peut modifier le taux ou la durée proposés et doit être prise en compte dans l’analyse de solvabilité.

Un bon exemple distingue donc toujours capital refinancé, frais financés et trésorerie nouvelle. Notre guide rachat de crédit trésorerie sans justificatif développe cette distinction.

08 · EXEMPLE RACHAT PARTIEL

Exemple de rachat partiel : regrouper seulement les crédits chers peut parfois être plus cohérent que tout inclure

Prenons un dossier avec un prêt auto de 14 000 € à un taux modéré, un prêt personnel de 9 000 € et 6 000 € de crédits renouvelables plus coûteux. Deux montages sont possibles : regrouper les 29 000 €, ou ne reprendre que le prêt personnel et les renouvelables.

Le second montage peut conserver une mensualité auto en parallèle, mais éviter de refinancer un crédit déjà avantageux sur une durée plus longue. Il peut donc réduire le capital du regroupement et limiter l’augmentation du coût total. À l’inverse, si l’objectif prioritaire est une baisse maximale de la charge mensuelle, inclure davantage de dettes peut être nécessaire.

Le bon exemple n’est donc pas celui qui regroupe automatiquement tout. Il compare le budget après opération en tenant compte des échéances qui restent en dehors du montage. Une dette exclue continue d’exister et doit rester dans le calcul du reste à vivre.

La logique complète est détaillée dans notre guide sur le rachat de crédit partiel.

09 · EXEMPLE MIXTE IMMOBILIER + CONSO

Exemple mixte : 90 000 € d’immobilier et 40 000 € de conso font basculer l’analyse vers le régime immobilier

Supposons qu’un regroupement porte sur 90 000 € de crédit immobilier et 40 000 € de crédits consommation, soit 130 000 € avant certains coûts. La composante immobilière représente environ 69 % du total. Dans cet exemple, elle dépasse donc le seuil réglementaire de 60 %.

L’article R. 314-18 précise que ce seuil est atteint lorsque la part des crédits immobiliers représente 60 % du montant total de l’opération. Dans un cas comme celui-ci, il serait trompeur d’utiliser uniquement un exemple de rachat conso : le régime immobilier devient central, avec des règles, documents et coûts potentiellement différents.

À l’inverse, si le même dossier ne comportait que 45 000 € d’immobilier pour 85 000 € de crédits conso, la part immobilière serait inférieure à 60 %. Le régime applicable se détermine donc par la composition de l’opération et pas seulement par son montant total.

Pour ce type de scénario, consultez rachat de crédit immobilier et consommation.

10 · DOCUMENT COMPARATIF

L’exemple réglementaire à retenir est le tableau avant/après exigé pour permettre d’évaluer le bilan économique du regroupement

Le Code de la consommation ne demande pas seulement d’annoncer une nouvelle mensualité. Pour les opérations concernées, le document d’information doit reprendre les caractéristiques des crédits à regrouper : nature du crédit, échéances, capital restant dû, durée, date envisagée du remboursement anticipé et estimation des coûts associés.

Le texte prévoit ensuite des éléments permettant à l’emprunteur d’évaluer le bilan économique du regroupement. Si l’opération allonge la durée ou augmente le coût total, cette conséquence doit être indiquée. C’est exactement la logique à reproduire quand vous construisez votre propre exemple.

En pratique, créez deux colonnes : « situation actuelle » et « regroupement proposé ». Ajoutez capital, mensualité, durée, coût restant à payer, frais et éventuelle trésorerie. Cette présentation évite de juger l’opération sur un seul chiffre.

Si certaines pièces des anciens crédits manquent, l’article R. 314-21 prévoit que le prêteur ou l’intermédiaire demande les documents nécessaires et, dans certains cas, peut utiliser des éléments déclaratifs en le signalant clairement. Un exemple basé sur des chiffres incomplets doit donc être présenté comme une estimation.

11 · EXEMPLE DE SOLVABILITÉ

Deux ménages avec les mêmes 30 000 € de dettes peuvent recevoir des réponses différentes : l’exemple ne prédit jamais l’acceptation

Un exemple financier montre ce que donnerait une formule de remboursement. Il ne dit pas si un établissement acceptera le dossier. Avant de conclure un crédit à la consommation, l’article L. 312-16 actuellement en vigueur impose au prêteur de vérifier la solvabilité à partir d’un nombre suffisant d’informations et de consulter le fichier prévu par le Code.

Ainsi, deux personnes qui souhaitent regrouper chacune 30 000 € peuvent obtenir des conditions différentes. Revenus, charges, stabilité, incidents de paiement, composition du foyer, loyers ou crédits restant en dehors du regroupement influencent l’analyse.

Exemple : une mensualité théorique de 420 € peut sembler soutenable avec 3 500 € de revenus nets et peu de charges fixes, mais être trop élevée dans un budget de 1 900 € avec un loyer important. Le calcul d’amortissement est identique ; la décision de crédit ne l’est pas.

C’est pourquoi les simulations doivent être utilisées pour préparer le dossier et comparer des scénarios, pas comme une promesse d’accord.

12 · EXEMPLE DURÉE COURTE / LONGUE

Même capital, même taux : allonger la durée réduit la mensualité mais augmente mécaniquement les intérêts payés

Prenons un capital fictif de 32 000 € avec un taux débiteur identique dans deux scénarios. Sur 60 mois, la mensualité sera sensiblement plus élevée que sur 96 mois. En revanche, le capital restant exposé aux intérêts pendant une période plus courte, ce qui réduit généralement la charge d’intérêts.

Sur 96 mois, le budget mensuel est plus confortable, mais le nombre d’échéances augmente. C’est la raison pour laquelle une proposition à mensualité très basse peut devenir plus coûteuse même lorsque le taux n’a pas changé.

Pour comparer deux durées, ne regardez pas seulement la mensualité. Relevez le montant total dû et calculez combien de mois supplémentaires vous resterez engagé. Une baisse de 150 € par mois peut être utile pour retrouver un reste à vivre suffisant, mais ce bénéfice doit être mis en balance avec le coût ajouté.

Le choix de durée est donc un arbitrage entre sécurité budgétaire actuelle et coût financier futur. Il n’existe pas une durée “idéale” indépendante du dossier.

13 · EXEMPLE DE COÛT TOTAL

Exemple de coût total : une baisse de mensualité peut coûter plusieurs milliers d’euros supplémentaires sur la durée

Reprenons le premier scénario : environ 28 351 € de paiements restant sur les anciens crédits contre environ 32 749 € de mensualités sur le nouveau prêt fictif de 26 000 € sur 84 mois. La différence est proche de 4 400 € dans cet exemple simplifié, avant prise en compte d’une assurance éventuelle ou de coûts non intégrés.

Cette différence ne signifie pas que le regroupement est forcément une mauvaise décision. Si la mensualité actuelle conduit à des découverts répétés, à des rejets ou à l’impossibilité de constituer une marge de sécurité, payer davantage au total peut être le prix d’un budget redevenu soutenable.

Mais le coût supplémentaire doit être explicite. Le bon raisonnement consiste à demander : « combien me coûte la baisse de mensualité ? » et « cette baisse résout-elle réellement mon problème budgétaire ? ». Une opération qui augmente le coût sans améliorer suffisamment le budget mérite d’être reconsidérée.

Pour approfondir cette lecture, comparez aussi notre guide meilleur rachat de crédit conso, qui explique comment comparer des offres homogènes sans faire de classement arbitraire.

14 · EXEMPLE DE BUDGET APRÈS OPÉRATION

L’exemple doit continuer après la signature : le budget post-rachat doit inclure loyer, charges, assurances et dettes non regroupées

Un regroupement réussi ne se mesure pas uniquement le jour où les anciens crédits sont remboursés. Il faut vérifier le budget du mois suivant. Supposons que la nouvelle mensualité soit de 390 €, mais qu’un crédit de 120 € ait été volontairement laissé en dehors de l’opération : la charge de dette réelle reste alors de 510 €.

Ajoutez ensuite le loyer ou le prêt immobilier conservé, les assurances, l’énergie, les impôts mensualisés, les pensions éventuelles et les dépenses essentielles. Le reste à vivre calculé après toutes ces charges est plus utile que la simple différence entre anciennes et nouvelles mensualités.

Un exemple réaliste prévoit aussi une marge pour les dépenses irrégulières. Si le budget devient juste à zéro après le regroupement, le risque de recréer une dette reste élevé. L’objectif n’est pas uniquement d’obtenir une mensualité techniquement plus basse, mais de restaurer une capacité d’absorption des imprévus.

Cette étape est particulièrement importante lorsqu’une trésorerie complémentaire est demandée : une somme versée au départ ne doit pas masquer un budget mensuel qui reste structurellement déficitaire.

15 · EXEMPLE ET REMBOURSEMENT ANTICIPÉ

Le montant à solder peut différer du simple capital restant dû : indemnités et date de remboursement doivent être intégrées

Les anciens contrats ne disparaissent pas au moment où vous lancez la demande. Jusqu’à leur remboursement effectif, les échéances continuent selon les règles applicables. Le document de regroupement doit notamment prévoir la date envisagée du remboursement anticipé et une estimation du montant nécessaire à cette date.

Dans un exemple, utilisez donc le décompte de remboursement lorsque vous l’avez. Un capital affiché à 9 500 € sur un espace client peut évoluer avec l’échéance suivante, les intérêts courus et une éventuelle indemnité contractuelle conforme au cadre légal.

Si vous additionnez simplement les capitaux visibles plusieurs semaines avant la mise en place, le besoin de financement peut être sous-estimé. À l’inverse, ajouter arbitrairement une marge sans justificatif peut gonfler inutilement le montant demandé.

La date de référence doit être la même pour tous les crédits du scénario. C’est un détail technique, mais il améliore nettement la fiabilité de l’exemple.

16 · 6 SCÉNARIOS RÉSUMÉS

Six exemples de rachat de crédit pour comprendre ce qui change réellement d’un dossier à l’autre

Scénario 1 — Trois crédits conso : 25 000 € de capitaux, mensualités cumulées proches de 747 €, regroupement fictif de 26 000 € frais inclus sur 84 mois : mensualité proche de 390 €, mais coût total plus élevé.

Scénario 2 — Renouvelable + prêts amortissables : 21 000 € réellement utilisés et dus. Le plafond non utilisé de la réserve ne doit pas être traité comme une dette à refinancer.

Scénario 3 — Trésorerie : 30 000 € de dettes + 5 000 € de somme complémentaire. Le nouveau crédit porte au minimum sur 35 000 € avant certains frais ; il faut comparer ce scénario à une offre répondant au même besoin.

Scénario 4 — Rachat partiel : seuls 15 000 € de crédits coûteux sont repris, tandis qu’un prêt auto avantageux reste en place. La mensualité conservée doit rester dans le budget après opération.

Scénario 5 — Mixte immobilier + conso : 90 000 € d’immobilier + 40 000 € de conso. La part immobilière dépasse 60 %, ce qui change le régime juridique à considérer.

Scénario 6 — Dossier identique, solvabilité différente : deux ménages demandent 30 000 €, mais leurs revenus, charges et historique bancaire diffèrent. La mensualité mathématique peut être la même ; la décision du prêteur peut être différente.

17 · PIÈGES À ÉVITER

Les 8 erreurs qui rendent un exemple de rachat de crédit trompeur

Première erreur : utiliser les montants empruntés à l’origine au lieu des capitaux restant dus. Deuxième erreur : comparer uniquement les mensualités. Troisième erreur : oublier les frais financés. Quatrième erreur : mélanger une simulation avec trésorerie et une autre sans trésorerie.

Cinquième erreur : utiliser un taux débiteur comme s’il était le TAEG. Sixième erreur : oublier les crédits laissés en dehors de l’opération. Septième erreur : appliquer un exemple conso à un regroupement où l’immobilier dépasse le seuil de 60 %. Huitième erreur : présenter la mensualité simulée comme un accord de financement.

Ajoutez une neuvième prudence : les taux et frais d’un exemple trouvé sur internet vieillissent vite. Même lorsqu’un calcul mathématique est correct, son taux peut ne plus correspondre au marché ni au profil du lecteur. Il faut donc s’intéresser davantage à la méthode de comparaison qu’au chiffre isolé.

Un exemple fiable indique clairement ses hypothèses, sépare les données certaines des estimations et précise qu’il ne constitue pas une offre contractuelle.

18 · CHECKLIST

Checklist pour construire votre propre exemple de rachat de crédit sans fausser le résultat

Commencez par relever, pour chaque dette, le capital restant dû, la mensualité, le taux, la durée restante et le coût de remboursement anticipé éventuel. Additionnez ensuite seulement les dettes que vous souhaitez réellement regrouper.

Ajoutez séparément les frais qui seront payés comptant, les frais qui seront financés et la trésorerie complémentaire. Pour le nouveau crédit, notez le montant financé, la mensualité, la durée, le taux débiteur, le TAEG, l’assurance et le montant total dû.

Comparez deux colonnes à la même date : « continuer les crédits actuels » et « accepter le regroupement ». Vérifiez l’écart de mensualité, l’écart de durée et l’écart de coût total. Si l’opération comprend de l’immobilier, contrôlez le seuil des 60 % et le régime correspondant.

Enfin, refaites le budget du foyer après l’opération en laissant toutes les charges et dettes non regroupées. Si la nouvelle mensualité semble confortable uniquement parce qu’une dépense importante a été oubliée, l’exemple n’est pas exploitable. Une simulation utile doit éclairer la décision, pas simplement produire le chiffre le plus bas.

FAQ

Questions fréquentes sur les exemples de rachat de crédit

Quel exemple simple permet de comprendre un rachat de crédit ? +

Un exemple pédagogique consiste à comparer plusieurs crédits existants avec un nouveau prêt unique. Dans notre scénario, environ 25 000 € de capitaux et 747 € de mensualités deviennent un financement fictif de 26 000 € sur 84 mois avec une mensualité proche de 390 €. La mensualité baisse, mais le coût total augmente : c’est précisément le compromis à analyser.

Une mensualité plus basse signifie-t-elle que le rachat coûte moins cher ? +

Non. Une mensualité plus faible peut venir d’un allongement de la durée. Le Code prévoit d’ailleurs que le document de regroupement indique si l’opération augmente la durée ou le coût total. Il faut comparer mensualité, durée et montant total dû.

Quels chiffres faut-il utiliser pour faire son propre exemple ? +

Utilisez les capitaux restant dus, les échéances actuelles, les durées restantes, les éventuelles indemnités de remboursement anticipé, les frais du nouveau crédit, la trésorerie ajoutée, la nouvelle durée, le taux débiteur, le TAEG et le montant total dû.

Un exemple de simulation garantit-il l’acceptation du dossier ? +

Non. Une simulation montre un scénario financier. Le prêteur doit encore évaluer la solvabilité et peut accepter, refuser ou proposer d’autres conditions selon les revenus, charges, incidents et caractéristiques du dossier.

Comment intégrer une trésorerie supplémentaire dans l’exemple ? +

Ajoutez-la au capital du nouveau financement et comparez séparément un scénario avec et sans trésorerie. Une somme supplémentaire augmente le capital remboursé et généralement le coût total ; elle ne doit pas être cachée dans la comparaison.

Comment faire un exemple avec crédit immobilier et consommation ? +

Calculez la part des crédits immobiliers dans le montant total de l’opération. Lorsque cette part atteint le seuil réglementaire de 60 %, le régime immobilier devient déterminant. Il faut alors utiliser un exemple adapté au regroupement mixte plutôt qu’un simple scénario conso.

Construire votre propre exemple avant de comparer les offres

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