GUIDE · RACHAT DE CRÉDIT CONSO

Rachat de crédit conso sans justificatif : ce qui est possible et ce qui ne l’est pas

Comprenez ce que les organismes entendent par « sans justificatif », quelles pièces restent nécessaires et comment éviter les offres trompeuses.

Ce guide distingue l’absence de preuve d’utilisation des fonds des justificatifs de solvabilité, détaille les documents utiles et les règles propres au regroupement de crédits conso.

Mis à jour le 23 septembre 2026 · Lecture approfondie
AArgentalis · Information financière
Dossier de rachat de crédit consommation et justificatifs
Guide Argentalis Le point clé : sans justificatif d’utilisation ne veut pas dire sans contrôle de solvabilité. Revenus, identité, domicile, charges et crédits peuvent rester à documenter.
Usage des fondsUn prêt personnel peut être libre d’utilisation sans être anonyme.
DossierLa solvabilité et les crédits existants restent à documenter.
ComparaisonTAEG, durée, frais et coût total priment sur le slogan commercial.
01 · RÉPONSE DIRECTE

Un rachat de crédit conso “sans justificatif” ne signifie pas un financement sans contrôle ni sans documents

L’expression « rachat de crédit conso sans justificatif » est ambiguë. Dans le langage commercial, elle peut renvoyer à l’idée qu’un crédit de trésorerie ou un prêt personnel n’exige pas de prouver l’usage exact de chaque euro. En revanche, un regroupement de crédits reste un nouveau financement : le prêteur doit vérifier votre solvabilité et peut demander des justificatifs d’identité, de domicile, de revenus, de charges, de crédits en cours et de situation bancaire.

La distinction essentielle est donc entre le justificatif d’utilisation des fonds et les justificatifs nécessaires à l’étude du dossier. Un prêt personnel peut servir à des dépenses diverses sans être affecté à un achat précis, mais cela ne dispense pas l’établissement de contrôler qui vous êtes, ce que vous gagnez, ce que vous remboursez déjà et si le nouveau contrat est soutenable.

Si votre objectif est surtout de réunir plusieurs crédits consommation avec le minimum de démarches inutiles, préparez un dossier simple et cohérent. Notre guide du regroupement de crédit sans justificatif détaille également cette différence entre absence de preuve d’usage et absence de pièces de solvabilité.

02 · SANS JUSTIFICATIF D’UTILISATION

Le prêt personnel peut financer des dépenses libres, mais cette liberté d’usage ne transforme pas le rachat en crédit anonyme

En France, le prêt personnel est un crédit à la consommation dont l’utilisation est libre, contrairement au crédit affecté lié à un bien ou à une prestation déterminée. C’est souvent cette caractéristique que les expressions « sans justificatif » cherchent à résumer. Elle concerne la destination des fonds, pas l’analyse de votre situation financière ni l’identité de l’emprunteur.

Dans un rachat de crédits consommation, la majeure partie du nouveau capital sert généralement à rembourser directement les créanciers repris dans l’opération. Si une trésorerie supplémentaire est ajoutée, son régime et les pièces demandées dépendent du montage et du prêteur. L’absence d’une facture ou d’un devis pour cette trésorerie ne signifie pas que la banque renonce à vérifier vos revenus ou vos charges.

Avant de répondre à une publicité promettant un dossier « sans justificatif », regardez ce que le professionnel entend exactement par là. Une formulation sérieuse distingue la liberté d’utilisation d’un prêt personnel des documents nécessaires à l’octroi du crédit.

03 · SOLVABILITÉ

Le prêteur doit toujours évaluer votre capacité de remboursement avant de conclure le nouveau crédit

Le rachat de crédit conso est un nouveau contrat. Avant de le conclure, le prêteur vérifie la solvabilité de l’emprunteur à partir d’un nombre suffisant d’informations. Cette analyse porte sur les revenus, les charges, les crédits en cours, les incidents éventuels et plus largement sur la capacité du budget à absorber la nouvelle mensualité sur toute la durée prévue.

Cette obligation rend irréaliste la promesse d’un véritable « rachat sans justificatif de revenus » lorsque ces données sont nécessaires pour évaluer le risque. Même lorsqu’une partie du dossier peut être renseignée de façon déclarative, l’établissement reste responsable de son analyse et peut exiger des preuves complémentaires avant d’émettre une offre.

Le bon objectif n’est donc pas de supprimer toute pièce, mais d’éviter les demandes incohérentes et de transmettre rapidement les documents utiles. Un dossier clair limite les allers-retours et permet de comparer les propositions sur la même base.

Pour préparer cette analyse, calculez aussi un budget de sécurité après regroupement. Un dossier peut sembler acceptable avec une mensualité réduite tout en restant trop serré si les dépenses courantes, le logement, les impôts ou les charges familiales absorbent presque tout le revenu disponible. La qualité du dossier dépend donc autant de la marge restante que du niveau de la nouvelle échéance.

04 · SEUIL DE 3 000 €

Pour certains crédits à distance ou sur lieu de vente, le droit actuel impose des justificatifs au-delà de 3 000 €

Jusqu’au 20 novembre 2026, lorsque le crédit à la consommation est conclu sur un lieu de vente ou au moyen d’une technique de communication à distance, une fiche d’informations spécifique contribue à l’évaluation de la solvabilité. Lorsque le montant accordé dépasse le seuil réglementaire de 3 000 €, les informations de cette fiche doivent être corroborées par des pièces justificatives.

Les pièces visées par le texte réglementaire en vigueur comprennent un justificatif de domicile, un justificatif de revenu et un justificatif d’identité, tous à jour au moment de l’établissement de la fiche. Cela montre pourquoi une promesse générale de « crédit conso sans justificatif » est trompeuse si elle laisse entendre qu’aucun document ne pourra être demandé.

La réforme qui entre en vigueur le 20 novembre 2026 modifie la rédaction de ces règles, notamment en parlant de données ou documents justificatifs, mais elle ne doit pas être appliquée par anticipation à une demande traitée aujourd’hui.

Le seuil de 3 000 € ne doit pas être interprété comme un montant en dessous duquel aucune vérification n’existerait. L’obligation générale d’évaluer la solvabilité demeure. Ce seuil concerne la corroboration de la fiche par certaines pièces dans le contexte visé par le texte ; un prêteur peut demander des documents complémentaires même pour un montant inférieur si son analyse de risque le justifie.

05 · PIÈCES DU DOSSIER

Un dossier de rachat conso demande généralement des preuves sur votre identité, vos revenus, vos charges et vos crédits existants

En pratique, préparez au minimum vos justificatifs d’identité et de domicile, vos revenus récents, les relevés bancaires demandés, ainsi que les tableaux d’amortissement ou relevés des crédits à reprendre. Selon votre situation, le prêteur peut demander un contrat de travail, une attestation de pension, des éléments sur des revenus locatifs, une preuve de loyer ou d’autres charges récurrentes.

La liste exacte varie d’un établissement à l’autre et selon le montant, le canal de souscription et le type de regroupement. Un dossier simple ne signifie donc pas un dossier vide. Plus les données sont cohérentes entre elles, plus l’analyse peut avancer sans demandes de clarification supplémentaires.

Évitez de masquer un crédit, une dette ou une charge importante pour tenter de réduire le nombre de pièces. Une incohérence découverte plus tard peut ralentir le dossier ou conduire à un refus.

Si vos relevés présentent des incidents, consultez aussi notre guide sur le rachat de crédit avec mauvais relevé de compte pour comprendre l’analyse du découvert, des rejets et de la solvabilité.

06 · PIÈCES DES CRÉDITS ANCIENS

Si certains documents des anciens crédits manquent, la réglementation prévoit une solution déclarative encadrée

Le regroupement de crédits dispose d’une règle spécifique pour le document d’information relatif aux prêts et créances repris. Le prêteur ou l’intermédiaire doit d’abord demander les pièces disponibles auprès de l’emprunteur. Si vous ne les avez plus, il doit vous inviter à demander les informations nécessaires aux créanciers ou prêteurs initiaux.

Si ces pièces n’ont réellement pas pu être réunies, tout ou partie du document peut être établi à partir d’éléments déclaratifs fournis par l’emprunteur, à condition que cela soit clairement indiqué. Cette possibilité concerne surtout les caractéristiques des crédits ou créances à regrouper ; elle ne supprime pas l’évaluation générale de votre solvabilité.

C’est l’une des rares situations où le mot « sans justificatif » peut sembler proche de la réalité, mais il faut rester précis : il s’agit d’une tolérance encadrée lorsque certaines pièces anciennes manquent, pas d’un droit à obtenir un nouveau crédit sans preuves de situation.

Lorsque vous reconstituez un ancien crédit, notez au minimum le nom du créancier, le numéro de contrat si vous l’avez, le capital approximatif restant, la mensualité et la date de prélèvement. Ces éléments facilitent les demandes de décompte et réduisent le risque qu’une dette soit oubliée dans le calcul. Une estimation déclarative doit rester aussi précise et traçable que possible.

07 · CRÉDITS À REGROUPER

Listez précisément les crédits conso concernés : prêt personnel, auto, travaux, renouvelable et autres dettes admissibles

Commencez par établir une liste exhaustive des contrats que vous souhaitez reprendre : prêteurs, capital restant dû, mensualité, taux, durée restante et éventuelles indemnités de remboursement anticipé. Les crédits renouvelables nécessitent une attention particulière, car solder le capital utilisé ne ferme pas toujours automatiquement l’ouverture de crédit si la résiliation n’est pas traitée.

Un rachat peut être global ou partiel. Vous pouvez conserver un prêt avantageux et ne reprendre que les dettes coûteuses, mais les mensualités conservées continueront à peser sur le budget après opération. Notre guide du rachat de crédit partiel explique comment comparer ces deux périmètres.

Si vous avez plusieurs réserves d’argent, consultez également notre guide du rachat de crédit renouvelable pour vérifier la clôture ou la suspension des lignes après remboursement.

08 · FICP

L’absence de justificatif d’utilisation n’empêche ni la consultation du FICP ni l’analyse des incidents de paiement

Avant de conclure un crédit à la consommation, le prêteur consulte le fichier prévu par la réglementation dans les conditions applicables. Un dossier présenté comme « sans justificatif » n’échappe donc pas à ce contrôle. Les incidents de remboursement et certaines situations de surendettement peuvent peser fortement sur la décision de l’établissement.

Être inscrit au FICP n’est pas, en soi, une interdiction légale absolue de crédit, mais la banque conserve sa liberté d’acceptation. Dans les faits, la présence d’incidents récents ou non régularisés peut réduire fortement les possibilités de financement et conduire à privilégier d’autres solutions.

Ne payez jamais un intermédiaire qui prétend garantir l’acceptation malgré un dossier manifestement fragile. Une promesse d’accord assuré, surtout accompagnée d’une demande de paiement préalable, doit être considérée avec prudence.

09 · RELEVÉS DE COMPTE

Les relevés bancaires peuvent rester demandés même lorsque le financement n’exige aucune preuve de destination des fonds

Les relevés permettent au prêteur de comprendre les flux réels du budget : salaires ou prestations reçus, loyer, charges, mensualités, découverts, rejets et autres engagements. Ils servent à vérifier la cohérence entre les informations déclarées et la situation financière observée sur une période récente.

Le fait qu’un prêt personnel puisse être utilisé librement ne change rien à cette logique. « Sans facture » n’est pas synonyme de « sans relevé de compte ». Les établissements définissent leur propre politique documentaire dans le respect des obligations légales et de leur politique de risque.

Si vos relevés comportent des incidents récents, mieux vaut les contextualiser de manière factuelle plutôt que d’essayer de les masquer. Une amélioration durable du fonctionnement du compte peut être plus utile qu’une multiplication de demandes simultanées.

Les relevés servent également à repérer les charges irrégulières qui ne figurent pas toujours dans un simple tableau mensuel : primes d’assurance annuelles, impôts, frais de garde, pensions ou paiements fractionnés. Les intégrer évite de construire un reste à vivre artificiellement élevé et donne une vision plus réaliste de la capacité de remboursement après regroupement.

10 · DOCUMENT D’INFORMATION

Le regroupement doit permettre de comprendre les prêts repris et le bilan économique de l’opération

Lorsque l’opération relève des règles spécifiques du regroupement, le document d’information présente notamment les contrats dont le remboursement est envisagé, les échéances, le capital restant dû, la durée restante, la date prévue de remboursement anticipé et une estimation des sommes nécessaires pour solder chaque dette.

Il doit également fournir des éléments permettant d’évaluer le bilan économique de l’opération. Si le regroupement allonge la durée ou augmente le coût total, cette conséquence doit être portée à la connaissance de l’emprunteur. C’est une protection essentielle contre les simulations qui mettent uniquement en avant une mensualité réduite.

Pour interpréter ces chiffres, notre guide de simulation de rachat de crédit propose une méthode simple : comparer mensualité, durée, TAEG, frais et coût total sur plusieurs scénarios.

Ce document est particulièrement utile lorsque plusieurs prêts ont des dates de fin différentes. Il permet de voir si l’opération remplace des crédits qui auraient bientôt disparu par une nouvelle dette plus longue. Une baisse de mensualité peut alors être réelle à court terme mais moins favorable sur la durée, ce qui doit apparaître clairement dans la comparaison économique.

11 · TAEG ET COÛT TOTAL

Un rachat sans justificatif d’utilisation n’est intéressant que si le coût complet reste cohérent avec votre objectif

Le TAEG permet de comparer le coût du nouveau financement en intégrant les éléments qui doivent légalement y entrer. Mais il ne suffit pas à lui seul : regardez aussi la durée, le montant total dû, les frais éventuels, l’assurance proposée et le coût résiduel des crédits qui ne seraient pas repris.

Une mensualité plus basse peut résulter d’une durée beaucoup plus longue. Elle peut améliorer la trésorerie mensuelle, ce qui peut être utile, tout en augmentant le coût global. L’objectif doit être défini avant de signer : réduire la pression mensuelle, stabiliser le budget, simplifier les prélèvements ou réellement diminuer le coût total ne conduisent pas toujours au même montage.

Comparez au moins deux offres sur un même montant et une durée proche. Si les périmètres sont différents, reconstituez un budget comparable avant de conclure qu’une proposition est moins chère.

Si une assurance facultative est proposée, comparez aussi le coût avec et sans couverture. Le TAEG intègre les coûts obligatoires nécessaires à l’obtention du crédit, mais toutes les dépenses facultatives ne se lisent pas de la même manière. Demandez un échéancier ou un coût chiffré pour éviter de sous-estimer l’impact d’options ajoutées au contrat.

12 · TRÉSORERIE SUPPLÉMENTAIRE

Une trésorerie ajoutée peut être libre d’utilisation selon le montage, mais elle augmente le nouveau capital et doit être justifiée économiquement

Certaines offres de regroupement permettent d’ajouter une somme de trésorerie au montant nécessaire pour solder les crédits repris. Cette somme peut, selon la structure du produit, ne pas être affectée à une dépense précise. C’est souvent là que l’expression « sans justificatif » est utilisée commercialement.

Cette liberté d’usage ne rend pas la trésorerie gratuite. Elle augmente le capital emprunté, les intérêts et potentiellement la durée. Si votre objectif premier est de retrouver de la marge budgétaire, ajouter une somme importante peut réduire l’effet recherché ou augmenter sensiblement le coût total.

Demandez toujours un scénario sans trésorerie et un scénario avec la somme souhaitée. La différence de mensualité et de coût total montre le prix réel de cette option.

Une trésorerie libre ne doit pas servir à recréer immédiatement une réserve d’endettement. Si elle est destinée à absorber une dépense prévisible, chiffrez cette dépense et limitez le montant au besoin réel. Plus la somme ajoutée est importante, plus le rachat s’éloigne d’un simple réaménagement de dettes et devient un nouveau financement à évaluer pour lui-même.

Pour approfondir ce cas précis, notre guide du rachat de crédit avec trésorerie sans justificatif détaille le montant supplémentaire, les pièces de solvabilité et le coût de la somme libre.

13 · EN LIGNE

Une demande 100 % en ligne peut simplifier l’envoi des pièces, pas supprimer les contrôles réglementaires

Les parcours numériques permettent de transmettre des justificatifs, signer des documents et suivre une demande sans rendez-vous physique. Mais la dématérialisation ne change pas la nature du crédit : le prêteur doit toujours évaluer la solvabilité, vérifier les informations utiles et respecter les règles d’information précontractuelle.

Une plateforme sérieuse explique dès le départ les documents nécessaires et la façon dont ils seront utilisés. Méfiez-vous d’un site qui promet un virement immédiat avant analyse ou qui demande des frais pour « débloquer » le prêt avant tout décaissement effectif.

Pour le parcours digital, consultez aussi notre guide du regroupement de crédit en ligne, qui détaille simulation, dépôt du dossier, signature électronique et contrôles de sécurité.

Conservez une copie de tous les documents transmis et utilisez de préférence l’espace sécurisé de l’établissement ou de l’intermédiaire. Les pièces d’identité, relevés et justificatifs de revenus contiennent des données sensibles ; évitez de les envoyer à une adresse inconnue ou de communiquer des codes d’accès bancaires. Une procédure numérique sérieuse n’exige jamais vos identifiants personnels de connexion à la banque.

14 · REFUS ET ALTERNATIVES

Un dossier refusé ne devient pas acceptable simplement en cherchant un organisme qui demande moins de pièces

Si plusieurs établissements refusent votre demande, la bonne question est de comprendre la cause : revenus insuffisants, charges trop élevées, incidents, reste à vivre trop faible, durée trop longue, montant demandé excessif ou profil jugé instable. Chercher uniquement un acteur « sans justificatif » peut conduire à des offres plus coûteuses ou à des intermédiaires peu sérieux.

Réduire le montant de trésorerie, reprendre moins de dettes, attendre la régularisation d’un incident ou améliorer le fonctionnement du compte peut parfois rendre le dossier plus cohérent. Dans d’autres cas, aucun nouveau crédit n’est souhaitable et il faut envisager un accompagnement budgétaire ou une solution de traitement des dettes.

Si vous êtes déjà en difficulté importante, notre guide pour les personnes en difficulté distingue rachat de crédit, accompagnement budgétaire et procédure de surendettement.

15 · INTERMÉDIAIRES ET ARNAQUES

Vérifiez l’identité du professionnel et refusez les promesses d’accord garanti ou les paiements anticipés suspects

Un intermédiaire peut vous aider à présenter le dossier, mais il ne peut pas supprimer les obligations du prêteur ni garantir qu’un financement sera accepté. Vérifiez l’identité juridique du professionnel, son immatriculation lorsqu’elle est requise et la cohérence entre le nom commercial, le domaine internet, les coordonnées bancaires et les documents contractuels.

Soyez particulièrement prudent si l’on vous demande de payer des frais avant tout déblocage de fonds, si l’on vous promet une acceptation certaine malgré un FICP ou des impayés importants, ou si l’on vous presse d’envoyer des pièces sensibles par un canal non sécurisé.

Le mot « sans justificatif » est parfois utilisé comme appât. Une offre sérieuse précise toujours quels justificatifs sont inutiles et lesquels restent nécessaires pour instruire la demande.

Avant de signer un mandat ou d’envoyer un RIB, vérifiez également qui sera votre interlocuteur contractuel et qui percevra éventuellement une rémunération. Les mentions légales et documents précontractuels doivent permettre d’identifier les acteurs de l’opération. Si plusieurs noms de sociétés apparaissent sans explication, demandez une clarification écrite avant toute transmission supplémentaire.

16 · ERREURS À ÉVITER

Les erreurs les plus fréquentes sont de confondre liberté d’usage, absence de pièces et absence de contrôle bancaire

Première erreur : croire qu’un prêt personnel libre d’utilisation dispense de prouver ses revenus ou son identité. Deuxième erreur : penser qu’un regroupement peut être accordé sans que les crédits existants soient identifiés. Troisième erreur : se concentrer sur la baisse de mensualité sans calculer la durée et le coût total du nouveau financement.

Évitez aussi de multiplier les demandes en quelques jours sans comprendre les motifs d’un premier refus. Un dossier stable, complet et cohérent est généralement plus utile qu’une recherche désordonnée d’un organisme supposé plus permissif.

Enfin, ne confondez pas « moins de documents » avec « meilleure offre ». Un prêteur qui demande des pièces pertinentes peut simplement appliquer une procédure de risque plus structurée ; la qualité se juge surtout sur le coût, la transparence, la sécurité et l’adéquation du contrat à votre budget.

17 · QUAND CETTE SOLUTION PEUT AVOIR DU SENS

Le rachat conso peut être pertinent si vous cherchez à simplifier plusieurs dettes et à stabiliser un budget encore solvable

Le regroupement peut avoir du sens lorsque plusieurs mensualités de crédit à la consommation se cumulent, que le budget reste globalement solvable et qu’une nouvelle structure plus lisible apporte un bénéfice réel. Il peut s’agir d’une réduction de mensualité, d’un calendrier simplifié ou d’une meilleure visibilité sur la date de fin de remboursement.

Mais il ne faut pas utiliser le terme « sans justificatif » pour contourner les signaux d’alerte d’un budget déjà insoutenable. Si les revenus ne couvrent plus les dépenses essentielles et les échéances, ajouter un nouveau crédit peut retarder sans résoudre le problème.

La décision doit reposer sur le budget après opération : nouvelle mensualité, charges fixes, dettes conservées, épargne de sécurité et coût total. Si cet ensemble reste fragile, mieux vaut revoir le projet avant de signer.

Un indicateur simple consiste à simuler le budget six mois après l’opération avec une dépense imprévue raisonnable. Si le moindre incident oblige à réutiliser un découvert ou un crédit renouvelable, la mensualité cible est probablement encore trop élevée. Le regroupement doit créer une marge durable, pas seulement déplacer la tension de trésorerie de quelques semaines.

18 · CHECKLIST

Avant d’envoyer votre dossier, vérifiez ce que signifie exactement “sans justificatif” dans l’offre que vous consultez

Demandez au professionnel s’il parle d’absence de justificatif d’utilisation, de procédure dématérialisée ou d’une réduction de la liste de pièces. Vérifiez ensuite la liste réelle des documents nécessaires : identité, domicile, revenus, charges, crédits existants, relevés bancaires et informations complémentaires selon votre profil.

Contrôlez le montant réellement refinancé, la trésorerie ajoutée, la mensualité, la durée, le TAEG, le montant total dû, les frais et les éventuelles indemnités de remboursement anticipé. Assurez-vous que les crédits renouvelables repris seront traités correctement et que les crédits laissés hors opération restent intégrés à votre budget.

Enfin, comparez plusieurs scénarios et ne signez pas une offre uniquement parce qu’elle réclame moins de pièces. Un rachat de crédit conso doit être jugé sur sa soutenabilité, son coût complet et la transparence du parcours, pas sur un slogan « sans justificatif ».

Pour accélérer un dossier conso après avoir préparé les justificatifs, voyez aussi notre guide du rachat de crédit conso rapide sur les délais d’étude, l’offre et le déblocage.

FAQ

Questions fréquentes sur le rachat de crédit conso sans justificatif

Peut-on obtenir un rachat de crédit conso sans justificatif de revenus ? +

En pratique, un nouveau prêteur doit évaluer votre solvabilité et peut demander des preuves de revenus. Au-delà de certains seuils et dans certains canaux de souscription, des justificatifs d’identité, de domicile et de revenus sont expressément prévus par la réglementation en vigueur.

Que signifie réellement “sans justificatif” pour un crédit conso ? +

Le plus souvent, cela signifie que l’utilisation du prêt personnel n’est pas liée à une facture ou à un achat déterminé. Cela ne signifie pas que le prêteur renonce aux justificatifs nécessaires à l’étude de votre identité, de vos revenus, de vos charges ou de vos crédits.

Peut-on faire un regroupement si l’on n’a plus les contrats de certains anciens crédits ? +

Le prêteur ou l’intermédiaire doit d’abord chercher à obtenir les pièces nécessaires. Si elles ne peuvent pas être réunies, le document d’information peut, dans certaines conditions, être établi à partir d’éléments déclaratifs, avec une mention claire de cette situation.

Les relevés bancaires sont-ils obligatoires pour un rachat de crédit conso ? +

La loi ne fixe pas une liste universelle identique pour tous les dossiers, mais l’établissement peut demander des relevés pour évaluer la solvabilité et vérifier la cohérence du budget. Une offre sans justificatif d’utilisation peut donc parfaitement exiger des relevés bancaires.

Un FICP peut-il obtenir un rachat conso sans justificatif ? +

L’inscription au FICP n’est pas une interdiction légale absolue de crédit, mais le prêteur consulte ce fichier dans les conditions prévues et reste libre d’accepter ou de refuser. Un slogan “sans justificatif” ne neutralise pas ce contrôle.

Comment comparer deux offres de rachat conso ? +

Comparez le même périmètre de dettes et regardez ensemble mensualité, durée, TAEG, frais, assurance éventuelle et montant total dû. Une mensualité plus basse peut simplement provenir d’un allongement important de la durée.

Simuler un rachat conso avec un dossier réaliste

Comparez plusieurs scénarios en gardant les mêmes revenus, charges et dettes pour mesurer la mensualité, la durée et le coût total.

Ouvrir les simulateurs →