GUIDE · RACHAT DE CRÉDIT À LA CONSOMMATION

Rachat de crédit à la consommation : comment évaluer l’opération en 2026 ?

Un rachat de crédit à la consommation refinance un ou plusieurs crédits existants dans un nouveau contrat. Il peut simplifier les échéances ou réduire la pression mensuelle, mais une mensualité plus faible peut s’accompagner d’une durée plus longue et d’un coût total supérieur.

Ce guide détaille le cadre français en vigueur au 22 septembre 2026 : crédits concernés, solvabilité, FICP, remboursement anticipé, TAEG, frais, assurance, opération mixte avec immobilier et points à contrôler avant de signer.

Mis à jour le 22 septembre 2026 · Lecture approfondie
AArgentalis · Information financière
Couple étudiant des documents de crédit avec un conseiller
Guide Argentalis Une mensualité plus basse doit toujours être comparée avec la nouvelle durée et le coût total du regroupement.
PérimètreIdentifier précisément les crédits, dettes et éventuelle trésorerie inclus dans l’opération.
CoûtComparer TAEG, montant total dû, durée, frais et assurance, pas seulement la mensualité.
SécuritéVérifier la solvabilité, le FICP lorsque requis et l’identité du prêteur ou de l’intermédiaire.
01 · RÉPONSE DIRECTE

Un rachat de crédit à la consommation remplace un ou plusieurs crédits par un nouveau financement

Un rachat de crédit à la consommation consiste à faire rembourser un ou plusieurs crédits existants par un nouveau financement. Dans le langage courant, « rachat » et « regroupement » sont souvent utilisés comme synonymes. La différence utile pour l’emprunteur est surtout pratique : le nouveau contrat doit être évalué comme un crédit à part entière, avec un nouveau taux, une nouvelle durée, une nouvelle mensualité et un nouveau coût total. Il ne suffit donc pas de constater que l’échéance mensuelle baisse.

L’opération peut viser un prêt personnel, un crédit auto, des crédits renouvelables ou plusieurs dettes de consommation. Elle peut servir à simplifier le budget, à lisser les échéances ou à réduire la pression mensuelle. Mais une mensualité plus faible est fréquemment obtenue en allongeant la durée de remboursement. Le coût total peut alors augmenter même si le taux nominal paraît plus bas.

Pour éviter la confusion avec la page plus technique sur le regroupement de crédits consommation, ce guide se concentre sur la décision : quand un rachat peut avoir du sens, quels coûts de sortie intégrer, quelles pièces préparer, comment comparer les offres et quels signaux doivent conduire à renoncer ou à chercher une autre solution.

Pour replacer le crédit consommation dans l’ensemble des montages possibles, consultez aussi le guide général sur le regroupement de crédit.

02 · OBJECTIF

Le bon objectif n’est pas d’obtenir la mensualité la plus basse, mais un budget plus soutenable

Un rachat peut être pertinent lorsque plusieurs échéances se superposent, que les dates de prélèvement compliquent la gestion ou qu’une partie des crédits porte un coût élevé. L’objectif peut aussi être de retrouver une marge de sécurité mensuelle après une baisse durable de revenus. Dans tous les cas, la bonne question est : « la nouvelle structure améliore-t-elle réellement la situation sur toute la durée ? »

Une proposition attractive doit être testée sur au moins trois dimensions : mensualité, durée et montant total dû. Une baisse de 250 € par mois peut sembler spectaculaire, mais elle devient moins intéressante si la durée est prolongée de plusieurs années et si les frais ajoutés sont importants. Le gain mensuel doit être mis en regard du coût de cette flexibilité.

Avant de demander des offres, fixez un objectif chiffré : mensualité maximale compatible avec les dépenses essentielles, durée acceptable et coût total que vous êtes prêt à supporter. Cette discipline évite de choisir automatiquement la mensualité la plus basse proposée par un simulateur ou un courtier.

Pour une vue plus large qui inclut aussi les opérations mixtes et le rachat immobilier, voyez notre guide général sur le rachat de crédit.

03 · CRÉDITS CONCERNÉS

Prêts personnels, auto et renouvelables peuvent être repris, mais il faut inventorier chaque contrat

Le périmètre d’un rachat de crédit à la consommation peut comprendre des prêts personnels amortissables, des crédits affectés comme certains crédits auto, des crédits renouvelables et, selon le montage, d’autres créances. La première étape consiste à établir une photographie exacte de chaque engagement : capital restant dû, taux, mensualité, date de fin, assurance et éventuels frais de remboursement anticipé.

Ne travaillez pas à partir du montant initial du prêt. Le chiffre pertinent est le capital réellement restant à rembourser à la date envisagée, augmenté des coûts de sortie applicables. Demandez si nécessaire un décompte de remboursement anticipé à chaque prêteur. Une différence de quelques centaines d’euros sur plusieurs crédits peut modifier le montant à refinancer et donc le TAEG ou la durée du nouveau contrat.

Si un crédit renouvelable est repris intégralement, vérifiez ce qu’il advient de la réserve. Le remboursement du solde n’équivaut pas toujours, à lui seul, à une clôture automatique du contrat. Pour une opération de regroupement intégrant un renouvelable, l’article L314-13 prévoit notamment l’information sur la possibilité de résiliation et l’envoi sans frais de la lettre signée lorsque les conditions sont remplies.

Pour visualiser concrètement l’effet d’un allongement de durée, consultez aussi notre exemple chiffré de rachat de crédit.

04 · CADRE JURIDIQUE

Quand le rachat porte sur des crédits à la consommation, le nouveau contrat reste encadré comme un crédit à la consommation

Le Code de la consommation prévoit un régime spécifique pour les regroupements. L’article L314-10 dispose que lorsque des crédits relevant du crédit à la consommation sont regroupés, le nouveau contrat est soumis au chapitre du crédit à la consommation. Cela signifie que l’opération ne sort pas du cadre protecteur simplement parce qu’elle sert à rembourser d’anciens prêts.

Le prêteur doit donc remettre les informations prévues pour le crédit concerné, respecter les règles de solvabilité et appliquer les exigences de présentation du coût du crédit. Pour l’emprunteur, le point central est de considérer le rachat comme une nouvelle souscription : le dossier est réétudié, aucune acceptation n’est automatique et les conditions dépendent du profil au moment de la demande.

Le cadre évoluera le 20 novembre 2026 avec l’entrée en vigueur de plusieurs dispositions issues de l’ordonnance n°2025-880. Ce guide distingue volontairement les règles applicables aujourd’hui de celles qui entreront en vigueur plus tard. Une offre signée avant cette date doit être lue avec les textes actuellement applicables.

Pour les réserves d’argent, consultez aussi notre guide dédié au crédit renouvelable afin de vérifier le sort des lignes après remboursement.

05 · OPÉRATION MIXTE

Si un crédit immobilier entre dans le rachat, le seuil réglementaire de 60 % peut changer le régime applicable

Un rachat présenté comme « consommation » peut parfois inclure une part de crédit immobilier. Dans ce cas, il faut regarder la composition exacte du financement. L’article L314-11 prévoit que le régime dépend de la part relative des crédits immobiliers, et l’article R314-18 fixe le seuil à 60 % du montant total de l’opération.

Lorsque la part immobilière ne dépasse pas ce seuil, le nouveau contrat peut rester soumis au régime du crédit à la consommation. Lorsqu’elle dépasse le seuil, le régime du crédit immobilier s’applique. En outre, une opération garantie par une hypothèque ou une sûreté comparable sur un bien immobilier à usage d’habitation relève du régime immobilier, quel que soit son objet.

Cette distinction a des conséquences concrètes sur l’information précontractuelle, les délais, les garanties et certains coûts. Ne vous contentez donc pas du nom commercial « rachat conso » : demandez quelle qualification juridique est retenue dans l’offre et pourquoi.

06 · REMBOURSEMENT ANTICIPÉ

Les anciens crédits peuvent générer une indemnité de remboursement anticipé qu’il faut intégrer au calcul

Le rachat suppose généralement de rembourser les anciens crédits avant leur terme. Pour les crédits à la consommation, l’article L312-34 permet le remboursement anticipé total ou partiel et supprime les intérêts et frais liés à la durée résiduelle. Une indemnité peut toutefois être due dans certains cas lorsque le taux est fixe et que le montant remboursé dépasse le seuil réglementaire.

À la date de mise à jour de ce guide, ce seuil est fixé à 10 000 € de remboursement anticipé sur une période de douze mois. Lorsque l’indemnité est possible, elle est plafonnée à 1 % du montant remboursé si plus d’un an reste à courir, et à 0,5 % si le délai restant ne dépasse pas un an. Elle ne peut pas dépasser les intérêts qui auraient été payés jusqu’au terme initial.

Il existe aussi des cas où aucune indemnité ne peut être réclamée, notamment pour certaines autorisations de découvert, un remboursement effectué au titre d’une assurance ou lorsque le remboursement intervient pendant une période où le taux débiteur n’est pas fixe. Vérifiez chaque contrat : appliquer mécaniquement 1 % à tous les crédits serait une erreur.

Pour savoir jusqu’où peut aller l’enveloppe selon le régime juridique, consultez aussi notre guide sur le montant maximum d’un rachat de crédit consommation.

07 · COÛT DU NOUVEAU CRÉDIT

Additionnez tous les postes de coût avant de conclure qu’un rachat est avantageux

Le montant du nouveau crédit n’est pas nécessairement égal à la somme des capitaux restants dus. Il peut intégrer des indemnités de remboursement anticipé, des frais de dossier, des honoraires d’intermédiation, une assurance et, selon le montage, une trésorerie complémentaire. Chaque euro ajouté au capital peut produire des intérêts pendant toute la durée du nouveau contrat.

Construisez un tableau avant/après. Dans la colonne « avant », additionnez les mensualités restantes et les coûts prévisibles si vous conservez les crédits. Dans la colonne « après », inscrivez le capital refinancé, la nouvelle mensualité, le nombre d’échéances, le coût de l’assurance, les frais initiaux et le montant total dû. La comparaison doit être faite à périmètre identique.

Si l’offre ne vous permet pas de comprendre comment le montant financé a été constitué, demandez le détail. Un dossier de rachat peut être techniquement correct tout en étant peu intéressant économiquement parce qu’il finance de nombreux frais sur une longue période.

Si votre question porte surtout sur les pièces à fournir, notre guide du rachat conso sans justificatif explique ce qui peut être libre d’utilisation et ce qui doit rester documenté.

Pour chiffrer chaque poste avant de comparer deux offres, reportez-vous à notre guide complet sur les frais de rachat de crédit : IRA, dossier, courtage, assurance, garantie et coût des frais financés.

08 · TAEG

Le TAEG est plus utile que le taux nominal pour comparer deux offres réellement comparables

Le taux nominal ne résume pas le coût d’un rachat. Le TAEG agrège les intérêts et les coûts obligatoires qui entrent dans son calcul. C’est donc le point de départ pour comparer deux offres de même nature. Il doit toutefois être lu avec la durée et le montant total dû : un TAEG plus bas sur une durée beaucoup plus longue peut conduire à un coût total supérieur.

Comparez uniquement des scénarios construits sur le même montant refinancé et une trésorerie identique. Si une offre inclut 5 000 € de trésorerie supplémentaire et l’autre non, leur coût total n’est pas directement comparable. Il faut neutraliser cette différence ou demander une nouvelle simulation.

Ne négligez pas non plus les coûts facultatifs mais probables. Une assurance non obligatoire peut ne pas être intégrée de la même manière selon les offres. Notez séparément son coût mensuel et total pour reconstituer votre dépense réelle.

Pour distinguer taux nominal, TAEG et taux d’usure dans une offre conso, consultez notre guide du taux de rachat de crédit, avec les repères 2026 et la méthode de comparaison du coût total.

Pour comparer les conditions financières de plusieurs propositions, notre guide sur le taux du rachat de crédit consommation détaille taux nominal, TAEG, taux d’usure, durée et coût total.

09 · MENSUALITÉ ET DURÉE

Une mensualité plus basse est souvent achetée par une durée plus longue

La mécanique d’un rachat est simple : pour un même capital, diminuer fortement la mensualité implique généralement d’allonger la durée, sauf baisse de taux particulièrement importante. C’est pourquoi deux simulations doivent toujours être comparées avec leur nombre total d’échéances. La mensualité est un indicateur de confort budgétaire, pas une mesure suffisante de rentabilité.

Demandez au moins trois scénarios : une durée courte avec mensualité plus élevée, une durée intermédiaire et une durée longue. Vous verrez immédiatement combien coûte chaque palier de baisse de mensualité. Cette comparaison est souvent plus instructive qu’une seule proposition « optimisée » par le distributeur.

Gardez aussi une marge pour les dépenses variables. Un budget qui ne tient qu’à quelques euros près reste fragile. Le bon scénario est celui qui équilibre capacité mensuelle et coût total, avec une réserve pour les imprévus, plutôt que celui qui maximise la durée.

Si votre dossier comprend aussi un prêt immobilier, la part de cette composante peut modifier le régime du nouveau contrat : voir notre guide immobilier + consommation.

10 · SOLVABILITÉ ET FICP

Un rachat de crédit déclenche une nouvelle analyse de solvabilité et ne contourne pas le FICP

Avant de conclure un crédit à la consommation, l’article L312-16 actuellement en vigueur impose au prêteur de vérifier la solvabilité à partir d’un nombre suffisant d’informations. Il consulte également le fichier prévu à l’article L751-1, c’est-à-dire le FICP, dans les conditions réglementaires applicables. Le fait d’avoir déjà remboursé correctement un ancien crédit ne dispense pas de cette nouvelle analyse.

Le prêteur examine généralement les revenus, charges, crédits en cours, incidents, stabilité de la situation professionnelle et reste à vivre. Une demande récente de rachat ou plusieurs sollicitations successives peuvent aussi conduire à des questions complémentaires. Présentez un dossier cohérent et documenté plutôt que de multiplier les demandes simultanées.

Une inscription au FICP n’est pas formulée dans la loi comme une interdiction générale de crédit, mais elle constitue un signal important dans l’évaluation du risque et peut rendre l’acceptation beaucoup plus difficile. Si la situation comporte déjà des impayés ou un budget structurellement déficitaire, consultez aussi les solutions décrites dans notre guide sur les personnes en difficulté.

11 · DOSSIER

Un dossier complet accélère l’analyse et réduit le risque de simulation irréaliste

Préparez les justificatifs d’identité, de domicile, de revenus et de charges, ainsi que les tableaux d’amortissement ou relevés récents de chaque crédit. Pour les crédits renouvelables, récupérez le solde exact et les dernières opérations. Pour un prêt auto ou personnel, demandez le capital restant dû à une date proche du déblocage envisagé.

Ajoutez les relevés bancaires demandés sans masquer les éléments qui modifient réellement le risque. Une proposition construite sur des données incomplètes peut être révisée ou refusée au moment de l’étude finale. Il vaut mieux recevoir une simulation réaliste dès le départ qu’une mensualité séduisante fondée sur des hypothèses qui ne survivront pas au contrôle.

Classez les documents par crédit et notez leur date de validité. Les soldes évoluent à chaque échéance : si le montage prend plusieurs semaines, le prêteur peut devoir actualiser les montants à rembourser. Cette mise à jour doit être répercutée dans le financement final.

12 · DOCUMENT D’INFORMATION

Quand au moins deux créances sont regroupées, un document spécifique doit aider à comparer avant et après

L’article R314-19 prévoit, lorsqu’une opération rembourse au moins deux créances antérieures dont un crédit en cours, qu’un document soit établi après dialogue avec l’emprunteur afin d’assurer sa bonne information. Ce document accompagne l’information précontractuelle applicable et doit permettre de comprendre la transformation de la situation.

Utilisez-le comme outil de contrôle. Vérifiez que les dettes reprises sont les bonnes, que les montants correspondent aux décomptes et que les crédits laissés en dehors du rachat sont bien identifiés. Une omission peut fausser le reste à vivre et donner une image trompeuse de la situation après l’opération.

Posez des questions si une ligne n’est pas claire. Le texte prévoit que le prêteur ou l’intermédiaire répond aux demandes d’explication concernant ce document. Un rachat de crédit ne doit pas reposer sur une promesse commerciale incomprise, mais sur des chiffres que vous pouvez vérifier.

13 · TRÉSORERIE

Ajouter une trésorerie au rachat doit répondre à un besoin précis, pas créer une nouvelle réserve de dépenses

Certaines offres permettent d’ajouter une somme de trésorerie au nouveau crédit. Cette option peut financer un besoin identifié sans souscrire immédiatement un autre prêt. Mais elle augmente le capital, la mensualité ou la durée, et donc le coût global. Elle doit être comparée au scénario sans trésorerie.

Écrivez à quoi servira chaque euro : réparation nécessaire, dépense ponctuelle documentée, réserve de sécurité limitée. Évitez d’ajouter une enveloppe « au cas où » simplement parce qu’elle est disponible. Le rachat a souvent pour objectif de réduire l’exposition au crédit ; recréer immédiatement une capacité d’endettement supplémentaire va dans le sens opposé.

Si vous prévoyez un nouveau projet peu après le rachat, lisez aussi notre guide peut-on faire un prêt après un rachat de crédit. Un nouveau financement fera l’objet d’une nouvelle analyse et ne doit pas être supposé acquis.

14 · ASSURANCE

L’assurance peut modifier sensiblement le coût réel, même lorsqu’elle est présentée à part

Selon le type de rachat et le profil, une assurance peut être proposée. Ne regardez pas seulement son prix mensuel : calculez son coût sur toute la durée et vérifiez les garanties, exclusions, franchises et modalités de prise en charge. Une mensualité de crédit apparemment faible peut être sensiblement augmentée par l’assurance.

Demandez si l’assurance est obligatoire pour l’offre ou facultative, et comment son coût apparaît dans les documents. Comparez les offres sur une base homogène : crédit seul d’un côté, puis coût crédit + assurance de l’autre. Cela évite de comparer un TAEG ou une mensualité qui n’intègrent pas les mêmes éléments.

Si la durée est longue, examinez aussi l’évolution du besoin de couverture dans le temps. Une garantie utile aujourd’hui peut représenter un coût important sur plusieurs années. La décision doit rester liée à votre situation, pas uniquement à la présentation du distributeur.

15 · BANQUE OU INTERMÉDIAIRE

Identifiez le prêteur réel, le rôle du courtier et les frais de chaque intervenant

Un rachat peut être proposé directement par une banque ou une société de financement, ou être distribué par un intermédiaire. Dans ce second cas, distinguez clairement qui étudie le dossier, qui consent le crédit et qui perçoit une rémunération. Vérifiez l’identité de l’intermédiaire et son inscription lorsque le statut l’exige.

Si vous utilisez un parcours digital, appliquez les contrôles décrits dans notre guide banque en ligne et rachat de crédit : adresse du site, identité juridique, registre officiel, coordonnées de contact et absence de demande de paiement anormale. Une marque connue peut être usurpée dans un faux formulaire ou par téléphone.

Comparez au moins une offre directe et une offre via intermédiaire si votre situation le permet. Un courtier peut élargir le nombre d’établissements consultés, mais ses honoraires et sa rémunération doivent être pris en compte dans le coût et dans votre décision.

16 · PROCESSUS

Du premier inventaire au remboursement des anciens crédits, contrôlez chaque étape

Le processus commence par l’inventaire des crédits et la définition du besoin. Viennent ensuite la simulation, la collecte des justificatifs, l’analyse de solvabilité, l’édition de l’offre puis, en cas d’acceptation et une fois les conditions réunies, le déblocage et le remboursement des anciens créanciers selon le montage prévu.

Ne considérez pas une simulation comme une acceptation. Les conditions peuvent évoluer après vérification des pièces ou actualisation des soldes. Conservez une trace écrite des hypothèses utilisées : revenus, charges, capitaux à reprendre, trésorerie et assurance. Cela vous permet de comprendre toute différence entre la simulation initiale et l’offre finale.

Après le déblocage, contrôlez que les anciens crédits ont bien été remboursés et que les prélèvements cessent selon le calendrier attendu. Pour les crédits renouvelables, vérifiez séparément la résiliation si vous l’avez demandée. Une opération n’est réellement terminée que lorsque les anciens comptes sont régularisés et que le nouveau tableau d’amortissement correspond à ce qui a été signé.

Si votre priorité est le délai, consultez aussi notre guide du rachat de crédit conso rapide, qui distingue pré-étude, offre et déblocage effectif des fonds.

17 · QUAND RENONCER

Un rachat n’est pas la bonne solution si le budget reste déficitaire ou si le coût est disproportionné

Renoncez ou reprenez les hypothèses si la nouvelle mensualité ne laisse aucune marge après logement, énergie, alimentation, transport et santé. Un rachat peut réorganiser une dette ; il ne crée pas de revenu. Si le déficit mensuel existe avant même le paiement des crédits, un nouveau financement risque seulement de repousser le problème.

Soyez également prudent si l’économie mensuelle est faible par rapport aux frais de sortie, si la durée est très fortement allongée ou si l’offre ajoute une trésorerie dont vous n’avez pas besoin. Comparez avec d’autres options : remboursement anticipé d’un seul crédit, renégociation avec la banque actuelle, vente d’un actif non indispensable ou accompagnement budgétaire.

Enfin, écartez toute promesse d’acceptation garantie, toute demande de falsifier des informations et toute pression pour payer rapidement avant d’avoir reçu les documents contractuels. Les autorités françaises publient régulièrement des alertes sur les faux crédits et les usurpations d’identité. Vérifiez toujours le professionnel par des canaux officiels.

18 · CHECKLIST

La checklist avant de signer un rachat de crédit à la consommation

Listez tous les crédits avec leur capital restant dû, leur taux, leur mensualité, leur date de fin et leur coût de sortie. Définissez ensuite ce qui sera réellement racheté et ce qui restera en dehors de l’opération. Si un crédit immobilier est inclus, calculez sa part et vérifiez le régime juridique applicable.

Pour chaque offre, notez le montant refinancé, le TAEG, la mensualité, le nombre d’échéances, le montant total dû, l’assurance, les frais de dossier, les honoraires d’intermédiation, la trésorerie éventuelle et les indemnités liées aux anciens crédits. Comparez ces chiffres à votre situation actuelle et à un scénario sans rachat.

Vérifiez enfin la solvabilité réelle du budget après opération, l’identité du prêteur ou de l’intermédiaire, la cohérence du document d’information, la clôture éventuelle des renouvelables et les modalités de remboursement anticipé des anciens contrats. Si vous ne pouvez pas expliquer en quelques phrases pourquoi le rachat améliore votre situation malgré son coût, ne signez pas encore.

Si vous hésitez entre plusieurs propositions, consultez notre comparatif méthodologique du meilleur rachat de crédit conso pour les évaluer sur une base homogène.

FAQ

Questions fréquentes sur le rachat de crédit à la consommation

Quelle différence entre rachat de crédit à la consommation et regroupement de crédits ? +

Dans le langage courant, les deux expressions se recouvrent souvent. Le regroupement désigne plus précisément une nouvelle opération qui réunit plusieurs créances. Un rachat peut aussi être utilisé pour décrire le refinancement d’un ou plusieurs crédits. Dans tous les cas, il faut analyser le nouveau contrat, son TAEG, sa durée et son coût total.

Peut-on faire racheter un seul crédit à la consommation ? +

Oui, un refinancement peut porter sur un seul crédit si un nouvel établissement accepte de le reprendre. Les règles spécifiques du document de regroupement prévu à l’article R314-19 concernent l’opération qui rembourse au moins deux créances antérieures dont un crédit en cours.

Quels frais faut-il prévoir lors d’un rachat de crédit consommation ? +

Selon le dossier, il peut y avoir des indemnités de remboursement anticipé sur les anciens crédits, des frais de dossier, des honoraires d’intermédiation et une assurance. Il faut comparer le montant total dû, pas seulement la nouvelle mensualité.

Le prêteur consulte-t-il le FICP pour un rachat de crédit consommation ? +

Oui, lorsque l’opération relève du crédit à la consommation, le prêteur doit vérifier la solvabilité et consulter le FICP dans les conditions prévues par le Code de la consommation. Une inscription n’est pas formulée comme une interdiction générale de crédit, mais elle peut fortement peser sur l’analyse du dossier.

Quelle indemnité peut s’appliquer au remboursement anticipé des anciens crédits ? +

Pour les crédits à la consommation à taux fixe concernés, une indemnité peut être possible lorsque le remboursement anticipé dépasse 10 000 € sur douze mois. Elle est plafonnée à 1 % si plus d’un an reste à courir et à 0,5 % si le délai restant ne dépasse pas un an, sans pouvoir excéder les intérêts restant sur la période.

Une mensualité plus faible signifie-t-elle que le rachat coûte moins cher ? +

Non. La baisse de mensualité provient souvent d’un allongement de durée. Le coût total peut augmenter même si la mensualité et parfois le taux diminuent. Il faut comparer TAEG, durée, frais et montant total dû avant et après l’opération.

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